PROGRAMMATIONS ANTERIEURES

ANNEE 2021

 

PHILOSOPHER AU TRAVERS DES CHANSONS DE GEORGES BRASSENS

2021 est l’année du centenaire de Georges Brassens. Les sètois ont l’intention de le célébrer par diverses festivités, dont les cinq « Journées Filomer » au cours desquelles aura lieu un débat sur différents thèmes philosophiques abordés dans ses chansons.

Vendredi 8 janvier 2021

L’amitié.

 

Avec pour référence la chanson intitulée « Les copains d’abord ».

Que de synonymes évoquant l’amitié, des « prétendument » amis de réseaux sociaux, à l’amitié profonde qui unissait Montaigne et la Boétie, en passant par la « philia » d’Aristote, nous évoquerons tous les spectres de ce concept philosophique important, notamment en éthique.

Vendredi 15 janvier 2021

L’épicurisme.

 

La vie de Georges Brassens aussi bien qu’une partie de ses œuvres reflètent cet art de vivre qu’enseignait Epicure. Alice Delplanque, diplômée en master de philosophie, actuellement étudiante en préparation au CAPES et à l’agrégation, nous accompagnera pour parfaire notre connaissance sur l’épicurisme. Mais cette doctrine, en tant que dogmatisme, n’offre-t-elle pas qu’une réponse partielle aux maux de notre société ?

Vendredi 22 janvier 2021

L’anticonformisme

 

«Non, les braves gens n’aiment pas que, l’on suive une autre route qu’eux… » ( La mauvaise réputation).

Si la vie de Georges Brassens n’était pas particulièrement anticonformiste, nombre de ses chansons se montraient parfois tellement provocantes que l’on ne connaît actuellement pas de chanteurs qui aient été plus censurés que lui.

Entre l’attitude délibérément transgressive de Diogène le Cynique et la pensée unique véhiculée par les médias que dénonçait Pierre Bourdieu, la philosophie propose moult espaces pour une pensée originale et constructive.

Vendredi 29 janvier 2021

Le Scepticisme.

 

Certaines chansons de Georges Brassens dévoilent un scepticisme et un relativisme qui représentent une des facettes singulières de sa personnalité (Le sceptique : « Je ne crois pas un mot de ces petites histoires » et le Normand : « La vérité d’ailleurs flotte au gré des saisons » )

Sur la base de ces deux chansons, nous aurons l’occasion de débattre avec Alice Delplanque, de ces deux concepts philosophiques.

Vendredi 5 février 2021

Le féminisme.

 

Bernard Lonjon sera parmi nous pour évoquer toutes les facettes de la femme chantées par Georges Brassens, tour à tour, déesse ou salope, bonne ou méchante, farouche ou polissonne, putain ou marquise.

On a parfois reproché au personnage d’être misogyne et de ne pas avoir assez valorisé l’intelligence féminine, mais la femme aux fourneaux n’est pas non plus son idéal : « De servante n’ai pas besoin, et du ménage et de ses soins, je te dispense » (La non demande en mariage).

Son plaisir est avant tout de chanter l’amour et  » pour l’amour, on ne demande pas aux filles d’avoir inventé la poudre  » (Une jolie fleur) et ceci toujours avec humour : « J’idolâtre la moquerie » écrivait-il à son ami Roger Toussenot.

Ces images de la femme, quelque peu stéréotypées, doivent être replacées dans le contexte d’une époque, qui a subi depuis de profonds bouleversements avec l’explosion des mouvements féministes.

Vendredi 12 mars 2021

La mythologie

 

Dans presque un cinquième des chansons de Georges Brassens, on retrouve des personnages issus de la mythologie grecque, mais surtout romaine, dont ses préférés furent Vénus, Cupidon, Bacchus, Jupiter, etc.

Annie Lottmann et Marianne Thiébaut évoqueront toutes les divinités et héros auxquels il fait référence. Puis nous débattrons sur la symbolique et la postérité de ces mythes, manifestations des peurs et des espérances qui peuplent le cœur des hommes.

Vendredi 19 mars 2021

La morale

 

« Je ne fais pas de morale dans mes chansons, en réalité, si j’en fais une, tout homme qui parle, dès que l’on parle, dès que l’homme émet une opinion quelle qu’elle soit, on fait de la morale et de la philosophie. » (Ina – Interview du 14/11/1969)

Nombre de chansons de Georges Brassens furent cependant censurées pour « outrage à la morale ». Ne faisait-il pas que dénoncer les hypocrisies inhérentes à son époque ?

Débat autour de la morale et de l’éthique avec notre philosophe, Alice Delplanque.

Vendredi 26 mars 2021

L’anarchie

 

Si le mot anarchie n’apparaît que dans une seule chanson : « Hécatombe », Brassens évoque son engagement anarchiste dans un entretien à la revue individualiste Ego :  « C’est pour moi une philosophie et une morale dont je me rapproche le plus possible dans la vie de tous les jours. L’anarchisme, ce n’est pas seulement la révolte, c’est plutôt un amour des hommes ».

Une société sans autorité est elle concevable ? La liberté sans contrainte est elle possible ? Doit on tout rejeter dans l’anarchie ?

Débat autour de ces questions après un bref récapitulatif des différents courants anarchistes par Jean Pierre Nègre.

Vendredi 2 avril 2021

 

La mort

Sous les termes de la Camarde, la Faucheuse ou la Parque, la mort bien qu’omniprésente chez Brassens, n’est jamais tout à fait la même : tantôt prise en dérision, tantôt inquiétante, parfois complice, parfois joyeuse, simple prétexte ou vedette à part entière.

Exposé sur l’aspect philosophique de la mort par Carol Fernandes Caruso, licenciée en philosophie, suivi d’une discussion entre les participants.

Vendredi 9 avril 2021

Le passéisme

Brassens disait ne pas se sentir très à l’aise dans son époque et il le laisse plus ou moins deviner dans nombre de ses œuvres.
C’est dans la chanson intitulée « Le grand Pan » qu’il est le plus explicite à ce sujet.
Non seulement, il y exprime une certaine nostalgie du passé, mais il reproche à la science de démystifier l’imaginaire et de procéder selon Max Weber au « désenchantement du monde » .


D’où les réflexions suivantes :
Faut-il avoir peur du futur et est-ce que « C’était mieux avant » ? (en référence aux écrits de Michel Serres )
La science, a-t-elle vraiment tout dépoétisé et n’a-t-elle pas créé d’autres formes d’imaginaires ?

Vendredi 30 avril 2021

L'humour

«  Si on trouve dans mes chansons l’ironie, la cocasserie, la dérision de soi-même, c’est pour atténuer un peu la rigueur d’une philosophie que d’aucuns trouvent certainement un peu sommaire, mais qui n’en est pas moins impitoyable pour notre temps » 

A partir de ces propos de Georges Brassens, nous déclinerons les multiples intentionnalités de l’humour dans ses chansons :  contre-point à la tristesse, « propagande de contrebande », pudeur camouflée ou verve spontanée de celui qui « idolâtre la moquerie ».

Alice Delplanque évoquera les différentes facettes de l’humour en philosophie, en s’attardant plus longuement sur l’ouvrage de Henri Bergson intitulé « Le rire ».

Vendredi 7 mai 2021

L'amour

S’il est vrai que le registre amoureux a toujours été privilégié dans la chanson française, Brassens, par la densité et l’originalité de ses propos, y a une place particulière.

Amour passionnel ou amour sexuel, amour filial ou amitié profonde témoignent d’un homme au cœur généreux et à l’imagination foisonnante.

De nombreux philosophes ont tenté d’expliquer la nature de l’amour, à commencer par Platon qui y a consacré un ouvrage : « Le banquet ».

Aussi, Wira Untoja, étudiante en philosophie, évoquera les principaux écrits en ce domaine, ce qui nous permettra d’appréhender cet aspect de l’œuvre de Georges Brassens sous un regard plus philosophique.

Vendredi 14 mai 2021

La religion

« Si Dieu existe, en fin de compte, il voit que je m’suis conduit guèr’ plus mal que si j’avais la foi » chante Brassens dans « Le mécréant ».

Si Dieu existe…c’est une porte ouverte vers un questionnement, car Brassens n’a pas de pensée hostile envers Dieu, ni même envers la foi. Il dénonce avant tout la bigoterie et la rigidité dogmatique édictée par l’église catholique, en ne voulant pas « suivre les chemins qui mènent à Rome »

Lucas Scheveiler, auteur du site « maispassibienphilosophie.com » et étudiant en Master de philosophie, nous fera un exposé sur le « fait religieux ».

Alors que la religion est présente depuis l’origine de l’humanité, dans un siècle à évolution rapide où les connaissances scientifiques font autorité, nous nous interrogerons sur les conséquences d’un athéisme grandissant dans la société occidentale.

Vendredi 21 mai 2021

La pensée des femmes à travers l'histoire, de l'antiquité à nos jours.

Débat « en présentiel » à partir d’un diaporama préparé par Anne Labruyère pendant le confinement.

Il est temps de connaître autrement l’histoire de la pensée humaine, celle que l’on n’entend pas ou peu : celle de l’autre moitié de l’humanité, l’autre « soutien du ciel », si longtemps oubliée, reléguée, humiliée depuis la nuit des temps de la pensée.

Première partie : de l’Antiquité à la Renaissance,

Vendredi 28 mai 2021

Deuxième volet…

du diaporama de notre amie Anne Labruyère sur « La pensée des femmes » : de la révolution industrielle à la fin du 20e. S.

Vendredi 4 juin 2021

A la découverte d'un philosophe atypique : Jankelevitch

  À l’instar des voyageurs et des gens de mer, la philosophie de Jankélévitch porte en elle un « ailleurs ». Et, de même que l’on reconnaît parfois celui-ci à une lueur indéfinissable, dans le regard, ou à une certaine allure du geste, de la démarche, de même le style de ce philosophe, sa manière si insolite intrigue, parce que l’on y sent une allusion à des terres neuves, fraîches, quoique familières aussi.

Avec Lucas Scheveiler, étudiant en master de philosophie à l’Université Paul Valéry de Montpellier et auteur du site « maispassibienphilosophie.com ». 

Samedi 16 juin 2021

Journées Filomer

A l’occasion du centenaire Brassens, débat sur le bateau Le Roquerols, autour de six thèmes précédemment étudiés : l’anticonformisme, l’épicurisme, la morale, le scepticisme, la mort et l’humour.

 

Vendredi 10 septembre 2021

La vérité, un phénomène socio-culturel ?

Intervention de notre ami Pierre Thorel.
Une vérité qui t'est personnelle n'est qu'une banale opinion.
C'est par le partage, le débat, la contestation, la vérification, et finalement le consensus qu'elle obtient le statut de Vérité.
Mais elle ne sera Vérité que dans le cercle de ce consensus fixé par une société et une culture.

Vendredi 17 septembre 2021

A la découverte d’un philosophe, Auguste comte, ce Montpelliérain fondateur du positivisme et précurseur de la sociologie.

C’était le XIX ème siècle ! Nous étions enfin parvenus à « l’âge positif », capables de comprendre que tout s’explique par la science : il n’y a que des causes et leurs effets, des lois et des permanences.
Celui dont la devise « ORDRE ET PROGRES » connut un succès mondial allant jusqu’à devenir celle du Brésil, est resté un des penseurs de prédilection de Michel Serres...et de Michel Houllebecq.
Mais la science a-t-elle tenu toutes ses promesses ?

Vendredi 24 septembre 2021

La philosophie est-elle un sport de combat ?
Le sport est-il une philosophie de combat ?

Avec Hubert Comis
Ancien Directeur  de l’ INSEP (Institut National du Sport et de l’Education Physique).

Vendredi 1er Octobre 2021 
 
"Le patriotisme est-il une vertu?"

avec Adrien Deschamps, normalien et agrégé de philosophie.
"L'idée de patriotisme comme attitude morale a été, au cours de la seconde guerre
mondiale du XXe siècle, l'objet d'une suspicion systématique tant de la part d'une partie
significative des acteurs politiques que des philosophes et chercheurs en sciences
sociales. Jugée archaïque et dangereuse aux lendemains de la seconde Guerre mondiale,
l'idée de patrie fut évacuée au profit des différents projets de dépassement de la nation
(dont l'Union européenne est l'exemple paradigmatique) inspiré par l'idéal cosmopolitique hérité de la philosophie des lumières. Or force est de constater que l'idée de patrie se trouve désormais remobilisée, tant dans la sphère de la politique que de la philosophie. A l'heure où les concepts de patrie et de nation sont invoqués dans un esprit polémique qui contribue davantage à introduire de la confusion que de clarté dans les débats, il n'est peut-être pas inutile de revenir sur un  article pionnier du célèbre philosophe écossais Alaisdair MacIntyre : "le patriotisme est-il une vertu ?"
Nous discuterons ainsi de cet article qui soulève une série de problèmes de philosophie
morale et politique d'une grande densité.


Vendredi 8 octobre 2021


Philosophie « hors les murs »

L’atelier philosophie se déplace au musée Paul Valéry pour assister à une conférence de Michel Onfray, organisée à l’occasion de la sortie du livre « Transe et connaissance. Un Chamane nommé Combas ». 

Vendredi 15 octobre 2021

De quoi le complotisme est-il le symptôme ?

Comme le signale la récente création de la commission "les lumières
à l'ère numérique" destinée à établir des propositions pour lutter
contre la désinformation sur Internet, les pouvoirs publics perçoivent
à l'heure actuelle la prolifération des théories conspirationnistes 
et autres fake-news comme une menace pour la démocratie.
De quoi le complotisme est-il donc le symptôme ? s'agit-il d'une
épidémie d'irrationalité, voire de paranoîa frappant une part toujours
plus importante de la société ? ou bien s'agit-il de l'expression confuse
non seulement d'un désir de réappropriation de la connaissance,
mais également d'une radicalisation de l'exigence de transparence
dans les démocraties contemporaines ?"
 
Vendredi 19 novembre 2021

Les rapports sociaux au travail

Rencontre animée par notre ami Michel Blanchard, formateur, avec « l’éclairage » de Jean-Pierre Caillot, psychiatre :
Ils nous inviteront à nous poser différentes questions :
Quelles sont les formes de reconnaissance au travail, qui peuvent le rendre constructeur ou destructeur, selon les circonstances ?
Qu’est-ce-concrètement que travailler ?
Quelles sont les évaluations significatives portées, à l’occasion du travail, par les différents acteurs en jeu ?
Quelles résonances ces évaluations peuvent -elles avoir sur l’intime, sur l’identité ?
Qu’en est-il des remédiations en entreprise, en réponse aux besoins exprimés par les salariés et des demandes des entreprises ?

Vendredi 27 novembre 2021

Du bien commun aux communs

avec Adrien Deschamps
L'idée de bien commun semble à nouveau d'actualité : face à l'échec de l'utopie libérale, de la montée des communautarismes et du repli sur soi, la poursuite du bien commun paraît indispensable pour refaire société. Cette idée pose cependant problème : à quoi bon en appeler au regain de civisme, à l'idée de république intrinsèquement liée à celle de bien commun, dans une société divisée par les inégalités ? Le bien commun peut-il seulement être atteint dans une société de classes dont les intérêts sont en partie incompatibles ? Nous nous proposons de revenir sur le concept de bien commun pour montrer ses insuffisances et voir en quoi son dépassement par celui des "communs" semble constituer une option politique plus cohérente.

Vendredi 3 décembre 2021

Approches psychiques de la maladie

Avec nos amies Anne Labruyère et Marie De Pas.
Anne présentera les similitudes de la vision traditionnelle africaine
de la santé psychique, à travers le parcours atypique du père Eric de Rosny, et les récentes méthodes occidentales de soins psychiques initié par Anne Ancelin Schutzenberger.
Marie complétera avec une intervention sur l'approche traditionnelle de la maladie et la psychogénéalogie occidentale, citant Georges Evereux, Tobie Nathan, Anne Ancelin Schutzenberger et Vincent de Gaulejac.

Vendredi 10 décembre 2021

Les droits de l’homme à l’épreuve de ses critiques

Avec Adrien Deschamps
Nous assistons depuis à un certain nombre d’années à une série d’accusations portant sur les droits de l’homme : accusés d’atomiser des relations sociales, de mettre à mal l’autorité et de la tradition ou encore d’abolir des limites anthropologiques, les droits de l’homme suscitent désormais un nombre grandissant de résistances. Et pourtant, il ne viendrait pas à l’esprit de ses détracteurs de remettre en question leur existence. Nous reviendrons sur les différentes traditions philosophiques critiques des droits de l’homme, afin d’établir en quoi certaines d’entre elles sont pertinentes pour en renouveler notre compréhension et réfléchir sur les conditions d’une meilleure application.

Vendredi 17 décembre 2021


L’émergence des systèmes complexes

Avec notre mai Daniel Gourdellier
Les systèmes complexes sont des ensembles d'éléments en grand nombre qui interagissent entre eux de façon complètement décentralisée. Il n'y a pas de chef, pas de hiérarchie.
Le banc de poissons ou la nuée d'oiseaux effectuent une sorte de ballet sans qu'il y ait de chef d'orchestre. Un gaz a des propriétés que n'ont pas chacune de ses molécules
Comment comprendre cette émergence du point de vue scientifique, mais aussi philosophique ?
Par exemple, notre libre-arbitre est-il une propriété émergente de l'espèce humaine ?